Circuit de la récompense

Circuit de la récompense

Ce circuit a été façonné au cours de l’évolution pour favoriser les comportements favorables à la survie de l’espèce, notamment la recherche de nourriture et de reproduction. Egalement appelé système de motivation, a pour rôle de nous amener à rechercher le plaisir et éviter la souffrance. La voie mésolimbique est constituée de neurones dopaminergiques partant de l’aire tegmento ventrale (ATV) et projetant sur les noyaux limbiques (affectifs) notamment le noyau accubens (rire, plaisir, compulsion), l’amygdale (impulsivité) et l’hippocampe (mémoire).

Cette voie dopaminergique va privilégier les meilleures réponses naturelles liées aux conséquences motivationnelles et émotionnelles du manque pour maintenir l’équilibre homéostatique (faim à nourriture, solitude à relations sociales ou amoureuses , etc.). Ces réponses vont souvent être innées ou acquises très tôt, mais affinées ou modifiées au fil des expériences de la vie. La dopamine n’est donc pas le neuromédiateur du ‘plaisir’ mais celui de la recherche de solution. Malheureusement, ce système de récompense (motivation) va également inclure dans son éventail de solutions l’alcool et autres drogues, dont les molécules ont le pouvoir de franchir le filtre de protection de la barrière hémato-encéphalique et pénétrer dans le cerveau. Et ces voies courtes de plaisir vont souvent apporter une solution plus efficace et plus rapide aux besoins (alcool > médicaments pour calmer l’anxiété rapidement par exemple.)

Le système de motivation va donc renforcer la recherche de solution via ces substances.

Les différents types de dépendance  :

– Comportementale (habitudes)

– Psychologique (soulage ou donne du plaisir)

– Physique (dérèglement durable de l’équilibre chimique cérébral, notamment Glutamate/GABA)

La pharmacologie moléculaire a montré que l’alcool qui pénètre dans le cerveau a des cibles privilégiées (récepteur NMDA au glutamate, GABA-A notamment) dont les perturbations vont entraîner des réaction en chaîne (de la désinhibition à la sédation) en cas d’alcoolisation aiguë et de dépendance physique en cas de consommation longue et abusive.

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